Les univers-cités des savoirs impliqués en 2016
Avec le soutien de la région Occitanie
De quoi le terme "communautarisme" est-il le nom ?
Rencontre-débat le 28.11 à partir de 18h au centre Lacordaire avec Fabrice Dhume sociologue
Inexistant il y 30 ans, le terme de communautarisme est devenu une catégorie usuelle du langage médiatique et politique, et, est, par capillarité, aujourd’hui largement mobilisé par tout un chacun, comme un constat d’évidence partagé.
Pourtant, son émergence et ses usages traduisent une profonde transformation des représentations du monde et des rapports sociaux. Aussi, déconstruire la notion de communautarisme doit permettre de comprendre non seulement d’où elle vient et quel sens elle véhicule, mais également de quelle conception du monde ce terme est l’empreinte et le vecteur. C’est à ses questions développées dans un ouvrage paru récemment que Fabrice Dhume se propose de répondre et de débattre.

Rencontre-débat avec Fabrice Dhume-Sonzogni, sociologue

Fabrice Dhume-Sonzogni est sociologue, chercheur à l’ISCRA, enseignant-chercheur à l'université Paris Diderot et membre de l'unité de recherche Migrations et société (URMIS). Il travaille depuis une vingtaine d’années sur la question des discriminations raciales, particulièrement dans le champ éducatif." Il a récemment publié « Communautarisme : enquête sur une chimère du nationalisme français » (Demopolis, 2016).

La rencontre sera animée par Olivier Noël, maître de conférence associé en sociologie politique à l’UPV, et sociologue à l’ISCRA Méditerranée.

Pour une présentation de l'ouvrage : http://iscra.org/page_2317.php

Vous pouvez télécharger l'introduction et le sommaire de l'ouvrage dans la Docuthèque de l'ISCRA.

Lire des extraits sur le site de la revue Contretemps

Le livre a été présenté/discuté sur France culture, dans l'émission de Sylvain Bourmeau, La suite dans les idées (24/09)

Voir la critique de Philippe Blanchet «"Communautarisme": attention aux retours de manivelle !»
Conférence : Laïcité, ensemble, parlons-en !
par Olivier Noël
Chroniques du travail aliéné par Lise Gaignard, psychanalyste
Mercredi 9 novembre, à partir de 18H, Salle Saint-Charles, Place Albert 1er à Montpellier
Travailler, c’est s’éprouver soi-même dans la résistance que les contingences nous opposent. C’est développer des potentialités, une intelligence pratique des situations, des habiletés. Mais le travail comporte aussi des aspects délétères. On peut s’y perdre comme s’y révéler. S’y épanouir ou s’y détruire. Que sait-on de ce qui se joue dans les situations de travail ? De ce qui nous arrive au travail ?
C’est au plus près de ces moments indicibles, qui recèlent des drames singuliers, familiaux, collectifs que Lise Gaignard saisit la parole des salariés, des paroles qui disent l’aliénation, la compromission, les arrangements, les aveuglements, le réel du travail. L’exploitation. Elle nous invite à la lucidité, à regarder en face ce que devient le travail et surtout ce que nous devenons, ce que nous acceptons de faire dans les organisations du travail dictées par les impératifs néo-libéraux de gestion et de financiarisation.
Son livre est une question adressée non seulement aux psychologues mais plus largement aux professionnels de l’écoute, et à nous tous. Qu’est ce qui fait que nous parlons de souffrance quand il s’agirait d’exploitation ? Qu’est ce qui fait que « quand on est victime d’une injustice épouvantable au travail … on demande à aller chez le psy ! ».

Les chroniques du travail aliéné (publié par les éditions D’une) réunissent plusieurs dizaines de récits écrits à la première personne, tirés de situations réelles, qui dépeignent sans artifice la violence du travail à l’ère néolibérale, initialement rédigés pour Alternative libertaire.

Lise Gaignard, psychanalyste, a publié de nombreux écrits sur le travail dans le champ de la psychodynamique du travail, adossés à sa pratique clinique d’écoute et de travail dans des contextes de psychothérapie institutionnelle.
Sur le livre
> quatrième de couverture et Extraits
« Ce livre parle de notre voisin de palier, de la femme au comptoir ou derrière le guichet ; il parle de nous, de notre monde ordinaire, avec nos mots, ceux de tous les jours. Des mots qui ne prennent pas de gants, directs sur ce monde banal et cruel. Rien de spectaculaire, rien que l’ordinaire. Mais des drames, des gens qui craquent ou qui meurent, sans que ralentisse le cirque infernal, “comme si de rien”. Ceux qui parlent, d’ailleurs, étaient à fond dans le circuit, jusqu’au pépin… Quelque chose est arrivé qui les a mis hors course, les yeux dessillés. C’est ce moment de la prise de conscience, quand ils envisagent leur compromission dans le système néolibéral à s’en rendre malade, que Lise Gaignard saisit ici sur le vif. »

(Extrait de la Préface de Pascale Molinier)

Des extraits :
http://editionsdune.fr/images/extraits-web-chroniques.pdf

Commande :
http://editionsdune.fr/commande-d-ouvrages
De la rage sans espoir au martyr, penser la complexité du jihadisme par Alain Bertho
Lundi 9 mai 2016, à partir de 18H Salle Pétrarque, 2 place Pétrarque à Montpellier
Les querelles récentes autour de l'expression « islamisation de la radicalité » initialement proposée par Alain Bertho traduisent notre difficulté à penser avec des mots anciens la complexité du réel et de l'horreur. Il nous appartient ainsi de revenir sur le terme radicalisation qui relève davantage d'une catégorie de police que de celle de la pensée. Mot-valise, il ne permet pas de penser les spécificités de l'engagement jihadiste.
Les manifestations de révolte et de rage que l'on peut observer de façon croissante depuis une quinzaine d'années sont liées aux effets de ce que l'on nomme "mondialisation". Cette colère se cherche un sens depuis la fin du communisme et l'abandon de l’hypothèse révolutionnaire. « Le monde est nu » et l’épuisement de la politique moderne, l’impuissance politique, la perte de crédibilité de la parole publique nous confrontent à l’absence d’espérance.
Lorsque le politique reflue, la religion afflue. En France, la confessionnalisation de la colère est la conséquence, et non la cause, de la gestion par le politique des émeutes de 2005. Daech donne ainsi aujourd'hui forme et sens aux diverses rages, une signification à la mort, au bien et au mal, sans perspective d'espoir et de transcendance. Il s'agit donc de penser les ressorts de l'adhésion au jihad, au delà de la logique purement religieuse.

Rencontre-débat avec Alain Bertho, anthropologue

Par Alain Bertho, Professeur d'anthropologie à l'université de Paris-VIII, directeur de la Maison des sciences de l'homme Paris-Nord. Ses travaux portent sur le changement d'époque que constitue la mondialisation (Bertho A., Nous autres, nous-mêmes, ethnographie politique du présent, Paris le Croquant, 2008 (144 p.). Il a récemment publié Les Enfants du chaos - essai sur le temps des martyrs, La Découverte, 2016. Son site est le suivant : http://berthoalain.com/author/berthoalain/

La rencontre sera animée par Pierre-Alain Guyot, membre associé à l’ISCRA.
Entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles
Ecouter l'enregistrement réalisé par Radio Pays l'Hérault
Histoire de l'immigration en région
Deux siècles d'immigration en Languedoc-Roussillon par Suzana Dukic
Le Samedi 4 juin à Vendres à 10H
Lien vers le programme complet au format pdf : http://www.vendres.com/Files/Fichiers_PDF/Actualites/Diversival.pdf
Quelle histoire de l'immigration ? par Suzana Dukic
Vendredi 8 avril à 19h15, dans la salle du Capitole (place de la Mairie à Alès).
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