Articles, Revues
VST, Le temps des croyances, n°132, 2016/4
Laïcité : des pratiques professionnelles d'inclusion ou d'exclusion ?, Par Suzana Dukic
Le présent article a pour objectif de mettre en partage des éléments de réflexion sur la mise en oeuvre concrète de la laïcité. Ils sont issus d'une formation conduite en 2016 auprès de professionnels du secteur associatif et d'une collectivité rhône-alpine. ils plaident pour une approche non dogmatique de la laïcité et du fait religieux, et pour un usage du droit qui limite les risques discriminatoires et favorise des logiques d'inclusion.

Voir le numéro sur le site de Cairn :
https://www.cairn.info/revue-vie-sociale-et-traitements-2016-4.htm
Migrations société : "Un racisme institutionnel en France ?" (n°163, janvier-mars 2016)
Du racisme institutionnel à la discrimination systémique ? Reformuler l'approche critique, par Fabrice DHUME
L'article de Fabrice DHUME traite des usages de la catégorie de discrimination systémique, dans ses liens et dans ses prises de distance avec la notion de racisme institutionnel. En s'appuyant sur une relecture de divers écrits sociologiques, il vise d'une part à retrouver la trace du passage d'une notion à l'autre, et d'autre part à évaluer l'intérêt, les limites, mais surtout les impensés ou ambiguïtés d'usage de la notion de discrimination systémique. Plaidant pour une approche systémique des discriminations, engagée dans une discussion notamment avec le droit, il invite à ancrer la critique institutionnelle dans les situations, à l'encontre d'un usage extérieur et surplombant de la critique du racisme institutionnel.
Diversité : "L'école et les valeurs. Charlie et après" (n°182, 4e trimestre 2015)
Quand les agents locaux s'abritent derrière une laïcité de précaution, par Suzana DUKIC
Comment l'antiracisme devint une "valeur de l'école", par Fabrice DHUME
(Présentation du numéro) Suite aux attentats de janvier 2015, l'école, plus que les autres institutions, a été placée au coeur d'un dispositif mettant en avant le rassemblement autour des valeurs de la République, avec l'ambition de provoquer, dans l'école et à travers elle - au-delà, dans toute la société donc - un changement systémique. S'est ainsi engagé un chantier dont la tâche est immense - quels sens commun donner aux valeurs de la République, et à la laïcité tout particulièrement ? -, et la réflexion engage les relations que l'école peut entretenir avec les territoires. Ce numéro de Diversité propose, un an après les attentats, de poser les premiers jalons pour mieux comprendre et analyser les effets, attendus et réels, de cette année de mobilisation.

L'article de Suzana DUKIC analyse, dans le contexte des attentats de janvier 2015, un différend qui oppose, dans une grande ville française, une association d'accompagnement à la scolarité et un agent de l'Education nationale sur la légalité du port du voile pour les intervenants périscolaires. Il montre comment la municipalité tente d'arbitrer le conflit, en envisageant de négocier avec l'association une sorte de principe de précaution laïque, c'est-à-dire une forme de neutralité préventive, pourtant contraire à l'esprit de liberté de la loi de 1905.

L'article de Fabrice DHUME revient sur le discours de l'institution scolaire qui, dans le contexte post-attentats de janvier 2015, fait du racisme l'un des thèmes majeurs de l'action éducative. S'appuyant sur une lecture attentive des textes produits par le ministère, il met à l'épreuve historique la thèse selon laquelle l'antiracisme serait une valeur intrinsèque du programme institutionnel de l'école publique. Il montre le caractère en réalité récent et ambigu de ce thème, pourtant présenté depuis quelques temps comme une "évidence".

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Diversité : "L'école, entre national et local" (n°181, 3e trimestre 2015)
Comment l'école déproblématise la discrimination en stage, par Fabrice DHUME
(Présentation du numéro) Les rapports entre national et local constituent un point de tension dans l'école française - comme dans d'autres services publics. Les mesures en matière de décentralisation, de déconcentration ou de territorialisation se sont multipliées depuis trois décennies. Le recours au local est frappant de par son ampleur (de la maternelle à l’université) et la multitude des acteurs impliqués : collectivités locales, services déconcentrés d’autres ministères, secteur associatif, etc. Ce mouvement s’accentue pour la période récente : volet éducatif de la politique territoriale (à l’instar des projets éducatifs territoriaux), dispositifs divers pour les élèves de milieux populaires (« cordées de la réussite », conventions ZEP/grandes écoles), professionnalisation des formations initiales en lien avec les attentes locales. Si le recours au local apparaît pour ses promoteurs comme un « levier » de changement et de « modernisation », les recherches soulèvent un certain nombre d’écueils et d’effets négatifs induits : fragmentation spatiale du champ universitaire, inégalités territoriales d’éducation, accroissement des logiques ségrégatives et des marchés scolaires locaux.

L'article de Fabrice Dhume veut montrer, à travers l'exemple de la discrimination en stage, les effets de configuration entre plusieurs logiques de régulation (nationale, locale et intermédiaire) existant au sein du système scolaire et dans la relation école-entreprise. Cette situation conduit à dépolitiser et effacer le problème des discriminations, à privilégier une réponse technique locale et intermédiaire, au risque d'une ethnicisation des logiques scolaires.

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Migrations Société, "Intégration, une "refondation" enlisée" (n°155, septembre-octobre 2014)
L'intimidation : retour sur la campagne de presse qui a mené à l'enterrement des rapports, par Fabrice DHUME
Groupe de travail "Faire société commune dans une société diverse" : fabriquer autrement les politiques publiques, par Olivier NOËL
Groupe de travail "Mobilités sociales" : à quand une politique française de l'égalité ?, par Fabrice DHUME
L'article "L'intimidation : retour sur la campagne de presse qui a mené à l'enterrement des rapports", de Fabrice DHUME, revient sur la polémique qui a suivi la réception des rapports sur la "refondation de la politique d'intégration" à la fin 2013 et qui a abouti au retrait gouvernemental global et immédiat de l'initiative politique soulignant le caractère éminemment sensible de la question.

Un an après la remise, avec Ahmed BOUBEKEUR, du rapport au Premier Ministre, Jean-Marc Ayrault, l'article de synthèse d'Olivier NOËL, "Groupe de travail "Faire société commune dans une société diverse" : fabriquer autrement les politiques publiques", reprend les principaux constats et propositions du rapport tout en donnant des éléments de contexte des conditions de sa production et de sa réception.

Un an après la remise du rapport au Premier Ministre, Jean-Marc Ayrault, l'article de synthèse "Groupe de travail "Mobilités sociales" : à quand une politique française de l'égalité ?", de Fabrice DHUME et Khalid HAMDANI, reprend les principaux constats et propositions du rapport tout en donnant des éléments de contexte des conditions de sa production et de sa réception.
Diversité, "La ville, l'école, la diversité. 40 ans de solidarité" (n°174, 4e trimestre 2013)
La sociologie de la discrimination ethnique à l'école, éléments d'une histoire française, par Fabrice DHUME
(Présentation du numéro) "Ce numéro anniversaire est l’occasion de revenir sur l’histoire de la revue et, à travers elle, les objets qu’elle a travaillés durant quatre décennies : la ville, l’école et la diversité. Il s’agit en somme de les replacer dans une perspective historique, de souligner les acquis de la recherche et des actions de terrain. Revenir aussi sur l’histoire de quelques concepts clés (égalité(s)/inégalité(s), intégration/diversité, adaptation/droit commun, etc.) qui ont structuré les débats et questionnements, passés et présents, et voir comment la revue a anticipé et participé à la promotion d’idées qui ne sont pas traitées – ou pas de façon aussi centrale – ailleurs. Dépassant le panorama rétrospectif, ce numéro tente de dégager quelques perspectives dans les bouleversements en cours et à venir, tant dans la ville que dans l’école."

A l'occasion des 40 ans de la revue du CNDP, le texte de Fabrice DHUME revient sur un article de Jean-Pierre Zirotti, paru dans la revue en 1978, qui est le premier texte issu de la recherche sociologique à appliquer à l'école française le concept de discrimination. Alors que celui-ci peine à trouver sa place et sa légitimité dans le débat scientifique français sur l'école, malgré son intérêt heuristique, un retour sur la littérature scientifique invite à voir que la question n'est pas entièrement nouvelle ni spécifiquement importée de « l'étranger ». Son statut minorisé et altérisé, comme si la question était incongrue, interroge plutôt la dynamique interne du champ des sciences sociales de l'école en France. A cet égard, la publication de cet article indique que la revue Migrants-Formation/VEI/Diversité a joué plus que d'autres espaces un rôle important dans l'accueil de la pluralité des voix et des problématisations, autour de la relation entre l'école et ses publics héritiers de l'immigration.

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Diversité-VEI, "La réussite éducative, enjeux et territoires" (n°172, 2e trimestre 2013)
Sous le partenariat, les rapports de pouvoir, par Fabrice DHUME
(Présentation du numéro) : "Apparue en 2004 dans le volet « Égalité des chances » du Plan de cohésion sociale, la notion de « réussite éducative » a pris, depuis les dernières élections, une nouvelle dimension jusqu'à donner le nom à un ministère. Autant la réussite éducative s'est imposée comme un leitmotiv de l'action publique, basée sur la mobilisation et le maillage des acteurs locaux, autant on ne peut qu'être frappé par la multiplicité des acteurs, le foisonnement des actions et l'hétérogénéité des problématiques soulevées, de la lutte contre les inégalités et les discriminations, au décrochage scolaire, en passant par les rythmes scolaires, l'enseignement artistique et l'action culturelle, les élèves nouvellement arrivés en France, ou encore les partenariats nécessaires avec les collectivités territoriales. À travers ce numéro de Diversité, nous proposons d'explorer les grands axes et de mettre au jour les problématiques que recouvrent la notion de « réussite éducative » et les actions qui s'y réfèrent."

L'article de Fabrice DHUME propose d'approcher le thème de la « réussite éducative » du point de vue des mots qu'il mobilise, et particulièrement de ce mot-clé du « partenariat ». Dans les discours institutionnels, « réussite éducative » et « partenariat » semblent indissolublement liés, s'appelant l'un l'autre pour traduire en mots un « changement de posture de l’action publique dans le champ du partenariat éducatif ». En abordant le partenariat comme objet de discours et de pratiques, il s'agit de comprendre à quelles logiques relationnelles ce terme renvoie, ou plus précisément à quel ordre de rapport il engage les acteurs du champ éducatif. Il s'agit tout particulièrement de s'attacher à la contradiction entre la référence en principe égalitaire du partenariat et son application dans le champ éducatif, qui est par définition organisé par des rapports de pouvoir.

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Patrimoine en région, "Immigrés, ils enrichissent notre région" (n°18, décembre 2012)
Les jalons de l'histoire de l'immigration en Languedoc-Roussillon, par Suzana DUKIC
En matière d’immigration, la région Languedoc-Roussillon présente des singularités fortes : le poids décisif de l’agriculture, notamment la viticulture, dans l’immigration de travail ; le phénomène simultané et croisé des immigrations étrangères et des émigrations régionales liées à l’exode rural ; la prépondérance de l’immigration outre-pyrénéenne durant près de cent cinquante ans ; l’importance des vagues migratoires en provenance d’Algérie puis du Maroc ; enfin, des formes récentes de migrations nord-européennes liées à l’héliotropisme qui côtoient d’autres mouvements migratoires liés au travail, au regroupement familial et à l’asile. Aujourd’hui, ce passé, longtemps occulté, fait l’objet d’un intérêt nouveau mais ces relectures ne sont pas sans risque accru sur les processus d’ethnicisation des rapports sociaux. Retour sur six grandes tendances d’une histoire de l’immigration languedocienne...

Feuilletez l'intégralité de la revue en ligne :
http://www.lepassemuraille.org/-Patrimoines-en-region,17-.html
Ecarts d'identité, "Ecarts & liens. L'expérience interculturelle de l'intégration" (n°120, Vol. I., octobre 2012)
Prendre le parti des Autres. L'expertise d'usage de la revue Les Autres en matière d'inégalité de traitement dans l'orientation scolaire, par Fabrice DHUME et Suzana DUKIC
Les auteurs ont choisi de proposer, à l'occasion du 20ème anniversaire de la revue Ecarts d'identité, une analyse d'un numéro publié en 1981, consacré aux immigrés et à l’école. Les Autres - c'est le nom de la revue avant qu'elle prenne celui d'Ecarts d'identité en 1992 - donnait des conseils pratiques aux parents immigrés pour limiter les orientations expéditives de leurs enfants vers les filières dégradées. Ce numéro de la revue illustre, selon les auteurs, comment une expertise d’usage de l’institution scolaire invite à être attentif à la question des inégalités de traitement, 25 ans avant que le Ministère de l'Education nationale ne reconnaisse timidement et imparfaitement la question des "discriminations" à l'école.

Consulter le sommaire sur le site de la revue :
http://www.ecarts-identite.org/
Diversité-VEI, "Des différences (im)pertinentes, retour sur la question ethnique" (n°168, avril 2012)
La "classe à la cave", un exemple de discrimination institutionnalisée, par Fabrice DHUME
(Présentation du numéro) "Les différences frappent, telles des évidences auxquelles on ne peut se soustraire. Elles frappent car la question identitaire est désormais confortablement installée, à tort ou à raison, dans l'espace public. Elles frappent enfin par la tentation sans cesse vérifiée de les nier, dans un élan universaliste qui érige l'égalité comme principe étendard. Droit et indifférence aux différences, tels sont les deux pôles a priori inconciliables qui font l'objet de ce numéro de Diversité.
On peut en effet formuler l'hypothèse selon laquelle la réalité est plus complexe que ces positions voudraient le faire croire et nous enfermer. On peut également faire l'hypothèse que ce ne sont tant les identités qui sont en crise ou en cause ici que la place qu'on veut leur donner dans le débat public, surtout quand on en fait un principe organisateur de la politique publique, nécessairement réductrice et uniformisant une réalité marquée par la diversité.
En ce sens, les différences dérangent parce qu'elles sont pertinentes autant qu'impertinentes."

L'article de Fabrice DHUME décortique l'exemple singulier d'une classe organisée spécialement pour la « scolarisation des enfants tsiganes » dans le Nord de l'Alsace. Il conduit à voir comment l'institution scolaire, par des arrangements interinstitutionnels locaux, est susceptible d'organiser une discrimination institutionnalisée à l'encontre d'une catégorie de public stigmatisée. En construisant ces statuts socio-ethniques de gestion, l'institution scolaire et ses « partenaires » organisent et justifient un traitement d'exception, qui est finalement incorporé dans le fonctionnement banal de l'école. Plutôt qu'une situation marginale, cet exemple permet de lire des logiques qui peuvent être à l'oeuvre plus généralement, mais souvent à bas bruit, dans le fonctionnement de la scolarité et dans la production de l'ordre scolaire.

Voir le site de la revue : http://www2.cndp.fr/vei/
Diversité-VEI, "Les jeunes des quartiers" (n°167, janvier 2012)
Orientation scolaire et inégalités de traitement selon “l’origine“ : une synthèse critique des connaissances, par Fabrice DHUME et Suzana DUKIC
L'article de Fabrice DHUME et Suzana DUKIC synthétise l'un des apports centraux de la revue de littérature réalisée par l'équipe de l'ISCRA pour la HALDE et l'ACSE entre 2009 et 2010, et publié depuis (DHUME F., DUKIC S., CHAUVEL S., PERROT P., Orientation scolaire et discrimination. De l’(in)égalité de traitement selon “l’origine”, Paris, La Documentation française, 2011, voir la présentation de l'ouvrage ici).

L'article propose de lire le champ de recherche relatif aux inégalités de traitement selon « l'origine » dans l'orientation et les parcours scolaires à partir d'une distinction entre trois gammes de travaux. Chaque gamme se caractérise par un point de vue majeur, qui est au principe de l'enregistrement et de l'explication des inégalités : explication par les différences des publics, par les dynamiques territoriales ou par l'action de l'institution scolaire. Chaque point de vue produit des données singulières, conduisant à une lecture très contrastée, et générant des réponses diamétralement opposées à la question de savoir s'il y a des discriminations ethnico-raciales dans l'orientation scolaire. L'article met ainsi en évidence l'enjeu épistémologique qui est au fondement d'une lecture des discriminations : analyser les pratiques et le fonctionnement de l'institution.

Vous pouvez accéder librement et gratuitement à la base de données bibliographiques établie pour cette revue de littérature. Voir la Docuthèque de l'ISCRA.
L'école contre “la rue” : ethniciser pour déscolariser, par Fabrice DHUME
L'article de Fabrice DHUME traite de la manière dont les frontières scolaires (soit les principes et formes de séparation entre ce qui est considéré comme scolaire ou non) sont susceptibles de transformation, dans les discours publics. Après la critique d'un discours fréquent dans les sciences sociales, qui traite des questions de frontières comme de principes fixes voire essentiels, et qui considère que les phénomènes tels que la « violence » ou le « racisme » sont exogènes à l'ordre scolaire, l'article montre quelques ressorts de tels présupposés théoriques. Non seulement les publics sont chargés des problèmes tandis que l'institution en est absoute, mais à travers cela, l'école est référée à une norme idéale, sacrée, tandis que les publics sont définis par la résistance et l'impureté du réel. L'exemple du discours politique qui oppose « la rue » à l'Ecole, apparu dans les années 2000, montre comment cette rhétorique exclusive tend à opérer un changement dans l'ethnicisation des frontières scolaires en justifiant des logiques de déscolarisation de publics stéréotypés comme « jeunes de banlieue ».

Voir le site de la revue : http://www2.cndp.fr/vei/
Le Furet - Petite enfance et diversité, "Déjouer les discriminations" (n°66, hiver 2011)
Repenser l'action éducative. Combattre les discriminations pour une perspective égalitariste, par Fabrice DHUME
L'article de Fabrice DHUME propose une mise en perspective générale de la question des discriminations, dans le contexte de politiques éducatives. Il s'attache tout particulièrement à identifier les conditions d'une problématisation politique, c'est-à-dire égalitariste, de la discrimination dans le domaine éducatif. Face aux divers malentendus, déviations, dénégations, et plus profondément, face à une mésentente ou une négation du tort de l'inégalité, il plaide pour une approche égalitariste qui réinterroge les rapports éducatifs et le fonctionnement des institutions dans/avec lesquelles les enfants sont amenés à se socialiser.

Pour découvrir la revue : http://http://www.lefuret.org/
Hommes & migrations, "Les discriminations au féminin pluriel" (n°1292, juillet-août 2011)
Logiques communes, risques de concurrence et perspectives de convergence, par Olivier NOËL
Les phénomènes discriminatoires peuvent concerner de manière simultanée l’origine ethnique et sociale, le genre et l’orientation sexuelle d’une personne. Dans l’accompagnement des victimes, le risque est grand pour les acteurs sociaux de ne considérer qu’un seul de ces critères. Le discriminé pourrait être vu à son tour comme producteur de discriminations et stigmatisé comme tel ou, au contraire, être enfermé dans une posture victimaire. Dans les deux cas, il s’agit de penser ensemble les origines multiples des discriminations.

Pour accéder au sommaire et à l'édito de la revue :
http://www.hommes-et-migrations.fr/index.php?/numeros/6527-les-discriminations-au-feminin-pluriel
Journal du Droit des Jeunes, "L'école lieu de souffrance... et de solutions ?" (n°308, octobre 2011)
La recherche française et la discrimination ethnico-raciale dans l'orientation scolaire : un problème de point de vue, par Fabrice DHUME
En matière de discrimination ethnico-raciales, la recherche française en sciences sociales a surtout mis l'accent sur le domaine du travail et de l'emploi, depuis les travaux inauguraux des années 1990. Mais la problématique de la discrimination à l'école, et plus spécifiquement dans l'orientation et les parcours scolaires, est demeurée quasi informulée et inexplorée. Pour comprendre cela, l'article de Fabrice DHUME remet en perspective l'état de la littérature sur l'école depuis les années 1970. Il propose plusieurs arguments permettant d'expliquer pourquoi l'idée de discrimination ethnico-raciale à l'école demeure difficile à faire admettre, bien qu'elle ait été formulée déjà depuis 1978 et que de nombreux travaux montrent l'ethnicisation des rapports scolaires.

Pour accéder au sommaire du numéro que l'école : http://www.droitdesjeunes.com/sommaires/jdj_sommaire_308.htm

Pour découvrir la revue : http://www.droitdesjeunes.com
Cahiers pédagogiques, A l'école avec les élèves roms, tsiganes et voyageurs, mai 2011, HS numérique.
"Scolarisation des enfants tsiganes" : les ambiguités d'une notion, par Suzana DUKIC et Fabrice DHUME
L'article de Suzana DUKIC et Fabrice DHUME propose une perspective historique sur la littérature scientifique traitant des inégalités d’orientation et de parcours scolaires relatives à « l’origine » des élèves invite à être particulièrement attentif aux manières de qualifier le rapport entre l’institution scolaire et ses publics. Concernant les « enfants tsiganes », il est une catégorie qui semble s’imposer telle une évidence dans la littérature, qu’elle soit scientifique, institutionnelle ou militante : celle de « scolarisation ». Que désigne cette notion ? Quelle « charge » implicite porte-t-elle ? Et comment, ce faisant, conduit-elle à décrire et penser la question de la place des « Tsiganes » à l’école ?...

Voir le sommaire et commander ce hors série numérique (10 euros)
http://cahiers-pedagogiques.com/spip.php?article7396
Migrations société, "Action publique et discrimination ethnique" (vol.22, n°131, septembre-octobre 2010)
L’école face à la discrimination ethnoraciale : les logiques d'une inaction publique, par Fabrice DHUME
Pour consulter le sommaire du numéro : http://www.revues-plurielles.org/php/index.php?nav=revue&no=16&sr=2&no_dossier=131&aff=sommaire

L'article de Fabrice DHUME revient sur le traitement par l’Education nationale de la question de la discrimination ethnoraciale. Après une dizaine d’années de déni et d’occultation du « problème public », le ministère fait mine de le reconnaître et donne des signes d’une prise en considération du thème (circulaires de rentrée, colloque national, rapport au ministre…). Mais une analyse des normes et des orientations produites en la matière montre que la dénégation se prolonge, et qu’elle organise un cadre favorable non pas à une action publique antidiscriminatoire, mais à une inaction publique qui dévie aussitôt le problème vers une mise en accusation des élèves. Dans ce cadre, l’émergence locale de projets sur la discrimination dans diverses académies est fragilisée et maintenue dans la précarité, ce d’autant que la plupart des actions engagées se cantonnent à la marge quand elles ne substituent pas à l’objectif annoncé d’antidiscrimination une approche par l’insertion de publics ethnicisés.
Asylon(s), "Radicalisation des frontières et promotion de la diversité : les figures d’un paradoxe" (n°8, juillet 2010)
L’émergence d’une figure obsessionnelle : comment le « communautarisme » a envahi les discours médiatico-politiques français, par Fabrice DHUME
(Présentation du numéro :) La période actuelle est marquée par la simultanéité et la jonction dans les discours et les politiques publics entre, d’une part, la valorisation de la « diversité » et de la « mixité » et, d’autre part, la stigmatisation de l’Autre, notamment incarné dans la figure du migrant et de l’exilé. Ce sont les lignes de cette articulation paradoxale ainsi que les ambiguïtés de ses usages politiques, dans leurs formes historiques et actuelles, que nous souhaitons interroger ici à partir de communications portant sur la construction sociale et politique et sur la structure des discours et des pratiques concernant, d’une part, les discriminations et leur requalification récente en France en « ouverture à la diversité » et, d’autre part, le durcissement des frontières tant politiques que sociales et symboliques à l’oeuvre dans les sociétés européennes, et dans la société française en particulier."

L'article de Fabrice DHUME analyse le processus par lequel l'idée de "communautarisme" s’est progressivement imposée dans la presse nationale et les discours politiques. Il montre que la diffusion quantitative de ce néologisme typiquement français va de pair avec un changement de la configuration politique : un réarmement de l'idéologie ethnonationaliste qui soutient l'Etat-Nation, et la diffusion dans le "débat" national de thèmes de plus en plus interprétés sous l'angle de la menace d'un "ennemi intérieur".

Lire l'article en ligne sur le lien externe :
http://www.reseau-terra.eu/article945.html
Raison présente, "Racisme, race et sciences sociales" (n°174, 2ème trimestre 2010)
De la race comme un problème. Les sciences sociales et l'idée de nature, par Fabrice DHUME
Ce numéro de la revue Raison présente fait suite à une journée d'études sur le thème « Désinvestir, réinvestir le terme de "race" en sciences humaines – De ses utilisations à ses effets », organisée dans le cadre de l’U.M.R. - C.N.R.S. 7043 « Cultures et sociétés en Europe » à la librairie Kléber à Strasbourg.

Le texte de Fabrice DHUME interroge le problème que pose aux sciences sociales l’idée de race. Face à l’impossibilité de révoquer définitivement un terme qui demeure en usage dans les rapports sociaux, l’on recourt à diverses tactiques de mise à distance. En renversant la perspective, le statut problématique de cette notion permet d’interroger le rapport des sciences sociales à leur objet. En tant que catégorie hybride, la race met à l’épreuve la clôture des domaines scientifiques. En écartant la question du statut de la nature, les sciences sociales sont prises au piège de ce point aveugle. Car leur définition du « social » peut présupposer un fond unifié de nature, et réifier en retour leur objet. Le problème de la race renvoie donc les sciences sociales à cet impensé : la présence voilée de la nature.
www.contretemps.eu, "Points de passage aux frontières", avril 2010
Recension de l'ouvrage "les nouvelles frontières de la société française" (sous la direction de Didier FASSIN, ed. La découverte, 2010), par Suzana DUKIC
Fruit du travail d’une équipe pluridisciplinaire de chercheurs animée depuis 2006 par Didier Fassin, «Les nouvelles frontières de la société française» réunit 24 contributions dans une somme de près de 600 pages. Nous proposons de présenter, dans le cadre de cette recension, le projet scientifique de l’ouvrage en détail et de rendre compte de l’intérêt de l’usage critique du concept de racialisation. Puis, plutôt que de présenter succinctement chacune des 24 contributions, nous avons choisi d’aborder le «problème de la ligne de couleur », au cœur de l’ouvrage, à partir du point de vue de la personne racisée, au travers d’une sélection de trois textes. Ainsi, nous avons retenu le texte de Carolina Kobelinsky qui a analysé la façon dont sont perçues par les demandeurs d’asile les pratiques de l’(in)hospitalité dans un centre d’accueil pour demandeurs d’asile (CADA), le texte de Lise Gaignard qui a recueilli la parole d’aides-soignantes noires aux prises avec des scènes quotidiennes de racisme et celui de Martina Avanza qui a enquêté auprès d’« élus de la diversité » à Paris pour connaître leur sentiment face à cette catégorisation.

http://www.contretemps.eu/lectures/points-passage-frontieres
Cahiers pédagogiques, "Questions sensibles et sujets tabous" (n°477, décembre 2009)
Travailler le racisme en classe : du discours à la parole, par Fabrice DHUME
A partir du récit de l’expérience d’une enseignante, confrontée dans la classe à des signes et des manifestations de l’ordre du racisme néonazi, est interrogé une hypothèse de travail : passer du discours moralisant, qui montre son épuisement et son impuissance, à une logique de la parole. Quels peuvent être les effets d’un dispositif de parole - d’ordre plus égalitaire - sur la possibilité de travailler le racisme, et travailler à partir de lui ?

Les manifestations et expression du racisme, sous leur apparence unitaire, peuvent recouvrir des identifications d’ordre et de signification hétérogènes. Par ailleurs, l’expression raciste peut être entendue comme une tentative d’affirmation identitaire, qui est aussi une demande de reconnaissance dans la relation élèves-enseignants. Travailler les conditions et les signes de cette reconnaissance, et donc travailler sur les conditions d’engagement des élèves dans le monde du symbolique et du « politique », suppose pour l’enseignant la contrepartie de son propre engagement.
VEI-Diversité, "Lutter contre les discriminations" (Hors-Série n°11, septembre 2009)
Racisme, diversité, ethnicité, intégration, discrimination… Petit lexique historique et points d’ancrage problématiques, par Fabrice DHUME
Ce numéro Hors-Série de VEI-Diversité est sorti à l’occasion du premier « Séminaire national » du Ministère de l’éducation nationale sur le thème « Lutter contre les discriminations : la diversité à l’école » (Lycée Louis Legrand, Paris, 7 octobre 2009). Ce numéro est un parcours à travers une vingtaine d’articles qui ont été publiés dans la revue depuis 1978.

Le volume est introduit par un lexique historico-politique de Fabrice DHUME, définissant et situant tout à la fois dans les champs scientifique, politique et scolaire les termes : « racisme », « ethnicité », « discrimination », « égalité des chances », « intégration » et « diversité ». Cet article interroge en même temps les liens entre ces différents termes, ainsi que le flou et l’instabilité qui les entoure. Pour comprendre le caractère "sensible" qui leur est prêté, il propose de les lire comme le résultat, instable et indécidable, d’une intersection entre deux sphères historiquement construites comme séparées : la Politique, et la représentation des sujets ; la Science, et la représentation des objets.

(voir également la reprise de l'article de F. Dhume paru dans VEI-Diversité n°150 (septembre 2007) : "Communautarisme" : l'imaginaire nationaliste entre catégorisation ethnique et prescription identitaire.)
Ecarts d'identité, "Justice, le souci de l'Autre" (n°114, 2009)
Rendre justice face à la discrimination à l'école. Droit de cité et droit dans la cité scolaire, par Fabrice DHUME
Comment l’école rend-elle justice lorsqu’une discrimination s'y produit ? Reconnaître le problème suppose de prendre appui sur le droit, pour soutenir une approche « civique » de la justice. Mais, l’ambivalence de l’école à l’égard du droit, d’une part, et d’autre part le statut minorisé des èlèves, y font obstacle. Ainsi, on efface les traces plutôt que de constituer la discrimination en problème ; on banalise l’injustice plutôt que d’en faire une épreuve collective visant à restaurer le droit de cité. Plus encore, on s’accomode de la discrimination, dans la mesure où celle-ci confirme les jugements scolaires sur des élèves ethnicisés.

Consulter le sommaire sur le site de la revue :
http://www.ecarts-identite.org/
Hommes et migrations, "Histoire des immigrations, Panorama régional, volume II" (n°1278, mars-avril 2009)
Deux siècles d'immigration en Languedoc-Roussillon, par Suzana DUKIC
Ce numéro de la revue Hommes et migrations présente les résultats de la seconde phase du programme intitulé "Histoire et mémoires des immigrations en régions aux XIXè et XXè siècles initié par l'ACSE et la CNHI en 2005.

La revue Hommes et migrations donne ainsi un aperçu du travail accompli par les vingt équipes de chercheurs en publiant les synthèses historiques de chacune des régions. Le volume II paru en 2009 contient celle du Languedoc-Roussillon écrite par Suzana DUKIC.

Cet article s'attache à montrer que le Languedoc-Roussillon, traversé par des courants migratoires de faibles ampleur du Moyen-âge à la fin de l'Ancien-Région, devient à l'ère de grandes migrations politiques et de travail, un des plus importants pôles nationaux d'immigration, aux XIXè et XXè siècles. Longtemps de voisinage, l'immigration a joué un rôle majeur dans le développement de la viticulture dans la région. Aux côtés de ces formes migratoires désormais anciennes, la région accueille aujourd'hui une immigration inédite.
Mana, "Qu'est-ce qu'une communauté ?" (n°16, 2009)
Commun, communauté(s), "communautarisme" : les frontières de la socia(bi)lité, par Fabrice DHUME
(Résumé du numéro :) Qu'est-ce qu'une communauté ? La question mérite d'autant plus d'être posée que le terme est de plus en plus utilisé et que la communauté et les communautés sont aujourd'hui actrices et au coeur de nombreux débats. Tantôt revendiquées, tantôt rejetées, tantôt réconfortantes, tantôt effrayantes, elles peuvent désigner les formes les plus variées de regroupements humaines et recouvrir les significations les plus diverses. La dramatisation qui caractérise ces discussions se cristallise notamment autour du communautarisme et semble d'autant plus forte dans le vieil Etat-Nation qu'est la France. Mais elle masque certainement la généralité diffuse d'un phénomène qui, en nous rappelant sa permanence dans l'histoire, montre aussi de profonds renouvellements qui demande à être interrogés. (...)

L'article de Fabrice DHUME s'attache à comprendre, à travers les usages dominants de trois termes - "commun", "communauté(s)", "communautarisme" - la façon dont la question politique de la communauté est représentée dans le "débat" français. Il montre que la question est organisée, non pas seulement comme une clôture extérieure entre ceux qui ont part à la communauté et les autres, mais aussi, avec des variations, autour d'une problématique de la "frontière intérieure" organisant l'ordre hiérarchique dans la cité. Il apparaît que, avec l'émergence de la notion de "communautarisme", le débat démocratique est barré par une perspective ethnonationaliste. Perspective qui revient à empêcher la reconnaissance des voix des minorisés, et particulièrement des discriminés.
Informations sociales, "Politiques de lutte contre les discriminations" (n°148, juillet-août 2008)
Subjectivation des vécus, objectivation juridique des faits, par Olivier NOËL
(Résumé du numéro :) Depuis la fin des années 1990, la question des discriminations occupe l’agenda politique. De nombreux travaux scientifiques et la reconnaissance juridique de la méthode du testing ont permis de leur donner une certaine visibilité. La réalité des discriminations n’est plus aujourd’hui contestée. Il n’en demeure pas moins que les politiques de lutte contre les discriminations sont encore l’objet de débats qui interrogent, en premier lieu, la conception française de l’égalité. Assurer l’égalité des chances entre les individus nécessite-t-il le recours aux discriminations positives au profit de certains groupes ? Est-il besoin de statistiques ethniques pour améliorer les outils de « mesure » des discriminations ? Ce numéro d’Informations sociales interroge l’émergence et l’utilisation, aujourd’hui quelque peu galvaudée, du concept de discrimination. Quels sont les fondements des politiques visant à combattre les comportements discriminatoires ? Quels sont les outils utilisés ? Comment, au bout du compte, celles-ci se traduisent-elles dans la réalité ?

L'article d'Olivier NOEL interroge la perception et le vécu des discriminations par les individus eux-mêmes. Plusieurs enquêtes menées auprès de jeunes au sein des missions locales d'insertion montrent l'intériorisation du système discriminatoire. Ces barrières symboliques constituent une violence ordinaire qui alimente le sentiment d'injustice des victimes.
Auteur :
Olivier Noël
Problématique :
Discrimination(s)
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VEI-Diversité, Le principe d'hospitalité (n°153, juin 2008)
Une hospitalité conditionnelle, par Suzana DUKIC
L’ « intégration » des immigrés dans la société dite « d’accueil , est au fondement de la « politique d’immigration » française, bien avant que la notion d’intégration ne soit érigée en « modèle » et traduite en « politique publique » au milieu des années 1980. Pourtant, l’exigence d’une contrepartie contredit, par définition, le principe d’hospitalité. En matière d’intégration qui plus est, il est un lieu commun d’entendre que celle des Espagnols en France a été « exemplaire » . Pourtant, à y regarder de plus près, la situation est plus nuancée. La région Languedoc-Roussillon qui constitue une destination privilégiée des immigrants ibériques tout au long des XIXe et XXe siècles est, de ce point de vue, un poste d’observation tout à fait intéressant.

Dans le cadre du présent article, nous proposons d’étudier, dans une perspective historique, « l’asymétrie » du rapport entre l’hôte accueillant et l’hôte accueilli dans la région Languedoc-Roussillon, dans les deux sphères où l’hospitalité s’exerce, i.e les sphères privée (l’accueil réservé au travailleur espagnol dans les domaines viticoles languedociens) et étatique (les différentes politiques de l’asile à l’égard des réfugiés républicains lors de la Guerre civile, de 1936 à 1939).
Vu d'ici (n°9, juin-juillet-août 2008)
Chronique d'une insécurité ordinaire : les discriminations, par Olivier NOËL
Vu d'ici est le journal réalisé par des habitants du quartier des Tilleuls au Blanc-Mesnil (93) aidé par le centre social. Ne se reconaissant pas dans le traitement médiatiques des émeutes de novembre 2005, ils ont souhaité réaliser un journal qui décrivent leur réalité. Il est tiré à 5000 exemplaires, sort tous les deux mois.

L'article complet, ainsi que l'ensemble des journaux parus, est téléchargeable sur le site : http://vudici.maisondestilleuls.org/
La Déclaration des droits de l’Homme de 1789, le préambule de la Constitution de 1946 et l’article premier de la Constitution de 1958 interdisent toute discrimination fondée sur la «race». Les discriminations à caractère raciste remettent donc en cause un des principes fondamentaux de l’Etat de droit et fragilisent le modèle d’une société républicaine et démocratique assurant à chacun l’égalité en droits. Malgré l’importance des normes nationales et supranationales, la France n’a «découvert» qu’à la fin des années 90, la réalité de telles pratiques discriminatoires socialement tolérées et admises sur son sol. Comment expliquer cette reconnaissance tardive? Quelle a été la face cachée du modèle français d’intégration ? Qu’est-ce que masque la récente évolution de la rhétorique publique autour de la promotion de la diversité ?
Ecarts d'identité, Résister/Exister Nécessité de la solidarité (n°112, juin 2008)
De l'insécurité ordinaire des discriminations aux tentatives de disqualification juridique du problème, par Olivier NOËL
La promotion de la "Charte de la diversité" dans les entreprises s'appuie sur la notion consensuelle d'"égalité des chances" qui occulte les pratiques réelles de discrimination et les atteintes à la dignité e ceux qui sont supposés en bénéficier.
Contre la discrimination, Résister à la délocalisation, par Fabrice DHUME et Jacqueline GIRARDAT
"Localiser la discrimination ne signifie pas la contenir, pour ne la traiter qu'en-deça de l'espace judiciaire ou la réduire au lieu où elle se rend visible. Cela signifie surtout la travailler et l'interpréter dans son contexte d'émergence..."


Consulter le sommaire sur le site de la revue :
http://www.ecarts-identite.org/
Asylon, Institutionnalisation de la xénophobie en France (n°4, 2008)
Politique de diversité ou politique de diversion ? Du paradigme public de lutte contre les discriminations à sa déqualification juridique, par Olivier NOËL
Cet article est une contribution à la réflexion collective conduite par des chercheurs en sciences de l’humain et de la société créé face aux amalgames gouvernementaux de l’identité nationale et de l’immigration dans le cadre de l'Observatoire de l'institutionnalisation de la xénophobie. Il vise à favoriser l’autonomie de la production intellectuelle, des savoirs scientifiques et de leur diffusion en ce qui concerne l’érosion des perceptions humanistes de l’altérité et la stigmatisation de l’étranger comme problème, risque ou menace dans le fonctionnement ordinaire d’autorités instituées (ministérielles, administratives, judiciaires, médiatiques, scientifiques, intellectuelles, scolaires, économiques, partisanes, associatives...). Il étudie également le développement de la xénophobie dans l’ensemble de la population sous l’effet des discours et des actes de ces autorités.

L'article proposé par Olivier NOËL porte sur la période 2001-2003, période de mise en œuvre de la politique de prévention et de lutte contre les discriminations marquée, malgré le nouveau cadre normatif apporté par loi du 16 novembre 2001, par une nuée de procédures, sans référence stable, aux dénominations multiples, chartes, contrats, pactes, accords, conventions mêlant des réalisations immédiates et des effets d’annonce, des obligations juridiques et des engagements de nature plus proprement politique. Outre l’extension des missions confiées au GELD et le renforcement de l’arsenal juridique, force est de constater que c’est la logique de compromis social et de requalification du problème (atténuation de la logique de lutte juridique, élargissement des critères et élargissement des domaines d’action) qui va prédominer.

Lire l'article en ligne sur le lien externe :
http://terra.rezo.net/rubrique139.html
Population (volume 62, numéro 3, 2007)
Note de lecture de l'ouvrage d'Abdellali HAJJAT, Immigration postcoloniale et mémoire (Ed. L'Harmattan, 2005) par Olivier NOËL
Cette note de lecture fait partie d'une bibliographie critique coordonnée par Valérie SALA PALA (INED-CRAPE) portant sur "la république, le multiculturalisme et le post-colonialisme", et regroupant une douzaine de recensions.

La note de lecture d'Olivier NOËL porte sur l'ouvrage d'Abdellali HAJJAT, paru en 2005 aux éditions l'Harmattan, Immigration postcoloniale et mémoire, lui-même tiré d'un mémoire de fin d'études soutenu à l'IEP de Lyon, sous la direction conjointe d'Ahmed BOUBEKER et Philippe CORCUFF.
Auteur :
Olivier Noël
Télécharger le document : POPU_703_0627.pdf (553 ko)
Travailler, La reconnaissance (n°18, octobre 2007)
Une recension du numéro 1263 de la revue Hommes et Migrations, par Suzana DUKIC
Dans ce dossier, Laure PITTI, historienne spécialiste de l’immigration algérienne en France, interroge « l’histoire imbriquée » du travail et de l’immigration au vingtième siècle. Si l’on sait, en effet, qu’en France, l’activité économique et les flux migratoires sont étroitement liés, l’articulation entre les deux termes de l’équation ouvre un vaste champ de recherche. Ainsi, ce numéro de la revue Hommes et Migrations, s’attarde sur le rôle des différents acteurs impliqués dans le marché du travail : l’Etat et les collectivités territoriales, les directions d’entreprise et les syndicats, et interroge l’émigration et l’immigration comme politiques publiques de main d’œuvre au travers de l’exemple portugais...

Lire le sommaire (et des articles complets) en lien externe du numéro 1263 de la revue Hommes et migrations :
http://www.hommes-et-migrations.fr

Ecouter la conférence organisée par l'ISCRA en avril 2007 avec Laure PITTI et Vincent VIET, historiens :
Immigration et marché du travail : un siècle d'histoire imbriquée
Auteur :
Suzana Dukic
Problématique :
Histoire de l'immigration
Télécharger le document : TRAV_018_0219.pdf (149 ko)
VEI-Diversité, La communauté éducative (n°150, septembre 2007)
"Communautarisme" : l'imaginaire nationaliste entre catégorisation ethnique et prescription identitaire, par Fabrice DHUME
Dans ce numéro portant sur le thème de la "communauté éducative", Fabrice DHUME livre un article où il s’attache à analyser les usages et l’histoire de la notion de "communautarisme", apparue récemment dans les discours publics français. Démontant le fonctionnement propre de cette catégorie disqualifiante, il propose de la comprendre, non pas comme une qualification marquant les pratiques sociales des minorisés, mais comme la contre-face idéologique interne du "modèle d'intégration". Cela permet de voir que "communautarisme" est le nom générique d’un système de peurs, qui se soucie peu de la réalité des pratiques, et qui permet de forcer une interprétation ethno-nationaliste de la situation politique contemporaine.
Lorsque l'évènement raciste constitue la communauté éducative, par Fabrice DHUME
Dans ce second article publié dans le dossier sur la "communauté éducative", Fabrice DHUME s'appuie sur une lecture critique de la conception institutionnelle de la "communauté éducative", pour la reformuler dans une approche constituante. Celle-ci s’attache aux processus relationnels à travers lesquels des problèmes éducatifs communs émergent et transforment l’ordre des relations de travail. A travers un exemple tiré d'une recherche dans une dizaine d'établissements scolaires, il montre comment un événement d’ordre raciste peut contribuer à rendre possible l'émergence pratique d’une communauté éducative. Le surgissement d’untel événement oblige en effet les différents acteurs à refaire un accord commun et à réinventer des relations sociales régulatrices, redistribuant au passage – bien que temporairement - les places des différents "membres de la communauté éducative".

La revue Diversité VEI est présentée dans la rubrique Liens.
VEI-Diversité, "Enseigner l'histoire de l'immigration" (n°149, juin 2007)
Pas de 31. Persistance ou réactivation d'un système discriminatoire postcolonial ?, par Olivier NOËL
Dans ce numéro de la revue Diversité consacré à l'enseignement de l'histoire de l'immigration, Olivier NOËL propose, à partir d'une démarche réflexive d'interroger ses propres travaux sociologiques et d'opérer quelques articulations heuristiques entre l'histoire des immigrations européennes, coloniales et post-coloniales et la question des discriminations ethniques et raciales. Cet article propose des éclairages mutuels entre une histoire de l'immigration considérée comme illégitime dans le champ académique jusqu'à la fin des années 1980, une sociologie des discriminations ethniques et raciales, elle-même marginale dans sa discipline jusqu'à la fin des années 1990 et un questionnement postcolonial qui émerge dans une période encore plus récente.

La revue Diversité VEI est présentée dans la rubrique Liens.
Mouvements, Le gouvernement des enfants (n°49, janvier-février 2007)
De la discrimination du marché au marché de la discrimination : les fausses évidences de la "lutte contre les discriminations", par Fabrice DHUME
Cet article interroge, à partir d’un exemple détaillé, la façon dont le marché public de la lutte contre la discrimination se constitue en intégrant et en reproduisant les logiques et les critères mêmes de la discrimination. Le marché de la discrimination s’appuie en effet sur le référentiel de l’insertion et de l’intégration, qui organise la logique discriminatoire et la justifie. Si la logique de marché produit tendanciellement de la discrimination, la structure de ce marché spécifique rend visible la contradiction interne à une action publique organisée autour de la logique gestionnaire des problèmes sociaux. Une action publique contre la discrimination ne peut porter ses fruits qu’à la condition que la norme soit reconstruite collectivement et localement, en situation, à travers un processus qui conflictualise les tensions internes à l’action publique, et en particulier à l’action des intermédiaires de l’emploi.
Travailler, Racisme et travail (n°16, 2006)
Idéologie raciste et production de systèmes discriminatoires dans le champ de l'apprentissage, par Olivier NOËL
"Nous avons questionné le racisme dans l'organisation et la division du travail, dans l'activité même de travail, dans ce qu'elle invente et ajoute à la prescription pour être efficace, s'économiser et rester cohérent. Et cela tant du côté des pratiques racistes que des pratiques dites systémiques, c'est-à-dire des pratiques raciales silencieuses et implicites, qui sont engendrées à l'insu de leur auteur..."
Lise GAIGNARD, Coordinatrice du numéro, psychanalyste, membre associée à l'ISCRA.

"L'étude des stratégies discursives des élus et professionnels des chambres consulaires (chambres de métiers et chambres de commerce et d'industrie) éclaire les logiques qui instituent un système de discrimination ethnique et raciale dans l'accès à l'apprentissage et les processus psychiques d'occultation qui le stabilisent." Olivier NOËL

La revue Travailler est présentée dans la rubrique Liens.
Vous pouvez également vous reporter à l'univers-cité des savoirs impliqués organisée autour du numéro de la revue.

Nous indiquons aux internautes que vous pouvez commander la revue Travailler auprès de Martin Media Editions au 03 29 70 56 33 au prix de 15 euros.
Auteur :
Olivier Noël
Problématique :
Discrimination(s)
Télécharger le document : TRAV_016_0015.pdf (240 ko)
Hommes & Migrations, Bretagne, terre d'immigration en devenir (n°1260, avril 2006)
Le dévoilement d'une injustice ordinaire : discriminations, maltraitances et souffrances infligées à la jeunesse, par Olivier NOËL
Les Bretons, anciens migrants eux-mêmes, ont-ils accueilli mieux qu'ailleurs en France les étrangers venus s'installer durablement dans la région ?

Ce nouveau dossier de la revue Hommes & Migrations apporte des éclairages historiques sur l’émigration des Bretons en France et dans le reste du monde, mais aussi sur les parcours et l’intégration de populations migrantes arrivées dans la région plus récemment et de manière limitée. A travers des analyses des réalités du travail et des secteurs social et culturel, ce dossier présente des expériences originales en matière de lutte contre la discrimination et conclut par une déclinaison régionale de dispositifs nationaux.
Auteur :
Olivier Noël
Problématique :
Jeunesse(s)
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VEI-Diversité, Les professionnels entre souffrance et vitalité (n°137, juin 2004)
Injonction institutionelle paradoxale et souffrance professionnelle, par Olivier NOËL
On ne peut ignorer que les métiers du soin,de l’éducation et plus largement ceux du champ social que François Dubet nomme le travail sur autrui connaissent des difficultés bien tangibles, confrontés à la précarité et aux souffrances des autres. Comment éviter l’effet de «contagion» et rester insensible à l’angoisse des demandeurs d’emploi, aux douleurs des malades,aux échecs des élèves,aux discriminations qui frappent les étrangers ? Comment ne pas se sentir coupable et impuissant ? Comment supporter le peu de soutien d’administrations parfois trop distantes et d’institutions vacillant sur leurs bases ?
Auteur :
Olivier Noël
Télécharger le document : ON VEI n°137.pdf (132 ko)
Cahiers pédagogiques, Des partenaires pour l'école ? (n°421, février 2004)
L’École et les Autres, par Fabrice DHUME
Cet article tente de situer la problématique du « partenariat » dans la façon dont l’institution scolaire « se pense », dans son rapport aux Autres. Partant de la logique de séparation dans la dynamique institutionnelle, qui institue dans le même mouvement identité et altérité, ce texte insiste sur la représentation « connectionniste » qui en découle. Cette représentation conduit à ne penser, sous le vocable officiel de « partenariat », qu’un rapport de mise à distance qui externalise ce qui pose problème à l’institution (ou, à l’inverse, qui tente de règlementer ce qui « s’internalise » de fait – notamment le libéralisme pénétrant le système éducatif). En fin de compte, derrière la question posée en terme de « rapports » inter-institutionnels, on lit la réactualisation d’une question d’objet et de posture professionnels qui traverse et structure l’identité de l’Ecole et de ses acteurs.

Cet article est paru dans le numéro thématique parallèle « Des partenaires pour l’école ? » des Cahiers pédagogiques (n°421, février 2004) et de Vers l’Education Nouvelle (n°513, février 2004) dans le cadre d’une collaboration entre le CRAP et les CEMEA. Il y apparaît sous la forme de trois textes dissociés (« L’Ecole et les Autres », pp.14-15/pp.31-34 ; « L’école vassaliserait-elle ? », p.25 :p.55 ; « Entre enseigner seul et éduquer avec les autres », p.42 :p.97).
Agora Débats-jeunesse, Les jeunes et le racisme (n°32, 2003)
Pour une politique d'égal accès à l'apprentissage, par Olivier NOËL
Cet article présente les résultats d’une recherche-action sur « l’accès à l’apprentissage des jeunes issus de l’immigration » démarrée en juillet 1999, au tout début de l’émergence publique des discriminations raciales au travail et de leur reconnaissance officielle par les pouvoirs publics. Il analyse la nature des résistances institutionnelles et professionnelles vécues tant dans la production de connaissances que dans la recherche de pistes de solutions.
Auteur :
Olivier Noël
Télécharger le document : O.NOEL Agora n°32-2003.pdf (240 ko)
Cahiers pédagogiques, L'école et la pluralité ethnique (n°419, 2003)
Lever le voile... sur les pratiques discriminatoires, par Olivier NOËL
"Pour relater une recherche, il est utile d’en retracer le cheminement car, en science sociale, nous travaillons avec des outils conceptuels qui nous emprisonnent dans les représentations dominantes et les paradigmes de notre temps. Nous avons découvert, de façon fortuite, le problème des discriminations au tout début des années 90 alors que nous travaillions dans un observatoire – site pilote de la politique d’intégration naissante – où nous étions en charge d’une mission d’étude sur les « jeunes en difficulté d’intégration ». Nous avons conduit, en 1991, une première étude à l’issue de laquelle, il est apparu que les jeunes dits « en difficulté d’intégration » - à niveau scolaire et social égal - présentaient les mêmes prédispositions à s'insérer que l'ensemble des jeunes. Cependant ils soulignaient, lors des entretiens, des vécus discriminatoires fréquents, directs ou indirects, dans leurs recherches de stage ou d’emploi . L'année suivante, en 1992, sollicités par le responsable d'une Mission Locale, nous avons mis à jour l'existence d'un système de codage des offres d'apprentissage (2/3 des offres recueillies sur une année spécifiaient vouloir un « E » - un européen – ; un «01» qui correspond à la case «français » de l'ANPE ou encore un « BBR » signifiant « Bleu, Blanc, Rouge » en référence au drapeau national et aux fêtes de l'extrême droite) qui organisait littéralement l'extermination des jeunes issus de familles immigrées . Ces deux premières enquêtes n'ont pas été prises en compte par les décideurs publics qui n’ont vu, dans les situations évoquées, qu’un caractère « anecdotique ». Point de départ de notre propre prise de conscience, ces premières observations sociologiques sont significatives de l’extrême difficulté à dévoiler publiquement ce problème...
Hommes & Migrations, France-USA, agir contre la discrimination - Méthodes et pratiques II (n°146, Novembre-Décembre 2003)
Comment prévenir les discriminations raciales à l'emploi en France ?, par Olivier NOËL
En matière de lutte contre les discriminations, la voie est étroite entre une négation “vertueuse” des origines, de l’ethnicité, qui empêche de prendre en compte et de mesurer précisément l’ethnicisation des rapports sociaux à l’œuvre dans la vie quotidienne (cas français), et une politique consistant à aider telle ou telle population en fonction de ces handicaps sociaux certes, mais aussi et surtout en fonction de ses origines (cas américain). Dans le premier cas on ne se donne pas les moyens de mieux connaître les discriminations, et les populations qui en sont les victimes, alors que cela semble indispensable pour mieux combattre ce fléau. Dans le second cas on s’autorise à identifier précisément – en particulier statistiquement – les populations plus directement touchées par les discriminations. Mais en focalisant sur elles les mesures de rattrapage des handicaps, on prend le risque d’exacerber un peu plus les antagonismes “raciaux”. Ici, on combat les discriminations quasiment à l’aveugle ; là-bas, la politique d’Affirmative action est remise en question, en particulier par les populations majoritaires – ceux que le sociologue américain Erving Goffman appelle les “normaux” –, qui s’estiment lésées par les mesures compensatoires en faveur des minorités.
Auteur :
Olivier Noël
Problématique :
Discrimination(s)
Télécharger le document : O. NOËL H&M n°1246 2003.pdf (132 ko)
Le Détour, Ecriture et oralité (n°1, 1er semetre 2003)
L'ère du "partenariat" ou l'idéologie du consensus, par Fabrice DHUME
Cet article, partant du constat du galvaudage que connaît le terme de partenariat, porte l'interrogation sur le processus idéologique que recouvre ce phénomène, pour en proposer une déconstruction. L'idée centrale est que la banalisation du terme, en opposition radicale avec le sens du principe de partenariat, sert une virtualisation de la relation, contribuant à rendre impossible la construction d'une effective relation de partenariat. La déconflictualisation des rapports sociaux qui se manifeste dans ce retournement participe tout à la fois du désenchantement de la politique (du point de vue de l'espace public), et de l'implication professionnelle (du point de vue de l'espace privé) : deux faces qui servent l'ancrage en profondeur de l'idéologie (néo)libérale sous les apparences du consensus et de l'évidence.
VEI Enjeux, L'universel républicain à l'épreuve - Discrimination, ethnicisation, ségrégation (n°121, juin 2000)
La face cachée des discriminations : les discriminations institutionnelles à l'embauche des jeunes issues de famille immigrée, par Olivier NOËL
Au début des années 90, l'inscription sur l'agenda d'une politique d'intégration a entraîné la création d'un Haut Conseil à l'Intégration (HCI) et la mise en place d'observatoires locaux ayant en charge l'animation de la réflexion et la production de connaissances dans une perspective d'aide à la décision. En Languedoc-Roussillon, nous avons conduit, en 1991, une première mission d'étude sur les "spécificités d'intégration des jeunes issus de l'immigration" pour permettre aux actueurs et décideurs publics locaux de mieux agit auprès d'une jeunesse "en défaut d'intégration"...
Auteur :
Olivier Noël
Télécharger le document : O. NOEL VEI n°121 2000 .pdf (123 ko)
Journal du Droit des Jeunes, Violence & éducation (n°187, septembre 1999)
Lutter contre les discriminations : du rapport Belorgey à une véritable politique, par Fabrice DHUME
A la demande d’Anne KOPIJASZ (à l’époque secrétaire de rédaction du Journal du droit des jeunes), Fabrice DHUME a écrit cet article propose une présentation critique du rapport commandé par la Ministre de l’emploi et de la Solidarité, Martine Aubry à Jean-Michel Belorgey, relatif à la mise en place d’une autorité indépendante. La dimension critique, en fait, ne porte pas tant sur le rapport et ses propositions – en eux-mêmes pertinents – qu’il situe l’interrogation sur les conditions de possibilité de ce projet, dans un contexte politique qui peine à penser l’indépendance et l’autonomie d’une organisation touchant à des questions aussi sensibles.
Hommes & Migrations, Connaître et combattre les discriminations (n°1219, 1999)
Intermédiaires sociaux et entreprises : des coproducteurs de discriminations ?, par Olivier NOËL
La discrimination dans l'accès à l'entreprise des jeunes issus de familles immigrées n'est pas aisée à étudier car elle mêle des enjeux d'ordres économiques, sociaux, politiques mais aussi idéologiques. Pour mieux cerner ce fait social complexe, une enquête effectuée en Languedoc-Roussillon a permis d'examiner les différentes facettes de la mise en relation entre employeurs et jeunes candidats potentiels. Elle s'est intéressée aux représentations et aux pratiques des agents des services publics de l'emploi, de la formation et de leurs prestataires dans le processus de production de la discrimination.
Auteur :
Olivier Noël
Télécharger le document : O. NOEL HM n°1219 - 1999.pdf (136 ko)
Journal du Droit des Jeunes, Sécuritaire : coeur et pique ! (n°182, février 1999)
La discrimination raciale dans l’accès à l’emploi : un obstacle majeur à l’intégration et une place mineure dans le débat public, par Fabrice DHUME et Olivier NOËL
Ce texte analyse la difficile émergence sur la scène public du phénomène des discriminations raciales en tant que problème politique. Le poids du déni politique, qui continue à focaliser sur l’intégration, les stratégies de neutralisation et d’invisibilisation dans la communication médiatique, l’incapacité du système à rendre condamnable ce délit, etc. rejoignent en fait l’organisation systémique du tabou dans les discriminations à l’emploi et un processus de coproduction des discriminations elles-mêmes. Tout cela conduit à produire une image du problème d’ampleur inversement proportionnelle à sa réalité et à ses conséquences.
Soins Psychiatrie, Souffrance sociale et soins (n°204, septembre-octobre 1999)
Enjeux et illusions d'un partenariat autour de la santé mentale, par Fabrice DHUME
Cet article retrace les conditions d’une rencontre (im)possible entre le social (ici, les acteurs du dispositif RMI) et la psychiatrie, dans une problématique de demande inter-institutionnelle. La perspective d’un « partenariat » se heurte notamment à des problèmes d’identification de et dans l’espace interstitiel qu’est la santé mentale, ainsi qu’à une indéfinition des formes possibles de la rencontre. Derrière la question apparente du public en « souffrance psychique », c’est finalement les questions identitaires et la souffrance professionnelle - exacerbées par les logiques de désinstitutionnalisation - qui structure la demande de « psy » par le « RMI ».
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